Présentation

 

Vous trouverez ici des apports théoriques originaux sur le poker et notamment sur le texas holdem sur un ton libre et corrosif.

Ce site en étant à ses premiers pas sur la Toile, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques, vos suggestions et autres demandes.

A ce jour, vous trouverez :

-La technique du fuyard

-A chacun ses limites !

-la bible des tells en live

-les 10 règles d’or pour utiliser ces tells

-le tryptique : le maths, le poker et ta mère en 3 parties

-la critique des 3 théorèmes

-la 2ème loi de la thermodynamique appliquée au poker

 Bienvenue à tous !

La meilleur attaque..c’est la fuite !

Vous êtes relativement nul! …ça c’est votre seule certitude !

Mais vous voulez tout de même faire grossir votre bankroll …un doux rêve?

J’ai pour vous une solution efficace : La technique dit du fuyard.

Prérequis :

-bankroll>100 $

-la lacheté comme valeur principal

 

Méthode :

1)

-s’installer à une table sh (short handed) avec la cave maximale autorisée

-attendre sa blind

-patienter 2 tours (soit 12 mains) sans jouer hors monstre et d’observer les joueurs loose agro.

L’objectif jusqu’ici est de se construire rapidemment une pseudo-image  solide

2)

-puis attaquer comme un gros porc (vos cartes ne comptent pas) par l’utilisation de vol préflop , resteal , c-raise flop… avec une fréquence forte (nous reviendrons sur le concept de fréquence et ses déterminants) soit 2 à 3 fois / tour sur 2 à 5 tours

-dès 10% à 20%  de gain obtenu et dès la moindre résistance rencontrée : FUYEZ la table comme la peste !

L’objectif est ici de voler les pots par les doutes que vous accordent vos adversaires sur quelques mains puis de partir avec le « bénéfice » du doute.

3)

-reproduire ce shéma jusqu’a l’objectif de gain atteint (doubler sa cave est raisonnable )

L’objectif est de multiplier les « petits gains ».

Résultats attendus :

-stratégie inintéressante au possible, ennuyeuse mais rentable

- 6 à 9 fois sur 10 (suivant votre talent), vous doublerez votre Bankroll

 

Les limites du système:

-uniquement en cash game short handed on line

-les limites pratiquées en cash game doivent être comprises entre la nl100 et la nl1000. En dehors cet intervalle, le système ne sera pas efficace.

-valable uniquement sur le court et moyen terme (tracker, nécessité de changer de room…)

-contrairement au côté alléchant de l’introduction de mon post, un niveau minimal est requis.

Vous êtes devenu un maître de la technique du fuyard , un roi de l’échappé, le ricardo ricco du poker!

 

 

 

 

 

A chacun ses limites !

En Cash game du jeu live ou on line, on m’a souvent demandé :

« Quelle est ta limite? »

La réponse n’est pas aussi simple qu’il n’y paraît; on dénombre plusieurs types de limites pokeristiques !

1) Ta limite financière :

Celle que ta bankroll t’autoriserait à jouer (entre 20 et 50 caves nécessaires …pour exemple…).

Ta capacité financière la détermine .

2) Ta limite souhaitée :

Celle où tu aimerais jouer (si tu en avais les moyens).

Seuls tes désirs et ambitions la définissent

3) Ta limite technique optimale :

Celle où tu devrais jouer théoriquement, la plus profitable en terme de $/heure.

Ton niveau de jeu la caractérise.

4) Ta limite « absolue » :

Celle que tu es en mesure d’obtenir un jour . (dans l’hypothèse couramment admise d’un plafond dans tout apprentissage)

C’est ici ton potentiel qui fait foi.

5) Ta limite psychologique

(C’est la plus complexe à comprendre mais elle est cruciale )

Celle où tu joues effectivement ton meilleur jeu.

Cet intervalle est déterminé par :

- un plancher en dessous duquel ton jeu risque de devenir fantasque et ton argent en « funny money » compte tenu de la faiblesse de l’enjeu.

-un plafond au dessus duquel ton jeu risque de devenir trop prudent et ton argent en « scary money » compte tenu de l’importance de l’enjeu.

 

Pour ce sujet,  nous écarterons les limites (paires) 2) souhaitée et 4) absolue qui mettent en lumière les pbs d’égo (limite souhaitée supérieure à sa limite technique) et de niveau (limite souhaitée supérieure à sa limite absolue).

Nous nous attarderons à analyser les incidences des  dissonnances des limites :

-financières 1)

-techniques 3)

-psychologiques 5).

 

Malgré le côté aride de la forme, pt etre vous reconnaitrez-vous dans une des situations pokeristiques évoquées ?

 

 a) Problèmes  »psy » :

  • 5) > 1) et 3) 

-Vous vous amusez dans des parties sans réel rapport avec votre niveau et votre BR.

-Risque de funny money notamment pr les gamblers

-3 solutions : ne pas jouer à ces limites faibles / travailler psychologiquement sur l’enjeu symbolique / accrôitre l’enjeu (ex : side-bet…)

  • 5)< 1) et 3)

-Vous vous aventurez à des limites inquiétantes.

-Risque de scary money

-3 solutions  : ne pas jouer à ces limites élevées / relativitisez l’enjeu / réduire l’enjeu (ex : common prize…

b) Problèmes financiers

  •  1) >3) et 5)

-Situation assez rare

-Pas de réel problème. Vous êtes « riche » mais continuez à jouer à votre niveau. Accumulez de l’expérience, des lectures, du travail pour atteindre votre limite financière.

  • 1)<3) et 5)

-Cas assez fréquent

-Votre bankroll est insuffisante par rapport à vos envies et à votre niveau réel !

-3 solutions : redescendez de limite (travail psy) et montez progressivement pour construitre votre BR / annualisez votre bankroll (pour plus d’infos, je ferai un post spécifique) / ou gamblez comme un calamar à vos risques et périls :)

 

c) Problèmes de level

  • 3)< 1) et  5)

-Cas très fréquent on line et plus de 80% des joueurs live.

-Trop d’argent, trop confiant…trop c.. 

-Travaillez votre poker et restez humble. Limitez vos pertes du à l’apprentissage malgré votre aisance financière. Aguerissez vous !

  • 3) >1) et 5)

-Cas  rare

-Votre niveau technique est supérieure à votre limite psy et à votre limite financière.

-Continuez à prendre confiance en « basse » limite. Faites grossir votre BR. Vous êtes dans une situation enviable.

 J’espère que ce petit sujet ne vous aura paru trop abscon.

Comme toujours n’hésitez pas à poser des questions , remarques et autres critiques.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Tells Live

Afin de pallier au vide de la littérature francophone sur les tells en live,  j’ai réalisé un important travail sur ce sujet à compter de 2006.

Pour rappel , un  tell (ou indice)  est un geste ou une attitude qui vous donne des indications sur le jeu de vos adversaires. 

Une synthèse  a été élaborée à partir des 1500 pages de littérature poker existantes sur les tells :
-l’ouvrage de Mike CARO (traduit et analysé en intégralité)
-l’ouvrage de Phil Hellmuth (traduit et analysé également en intégralité)
-l’ouvrage de Montmirel (utilisé partiellement)
-tout les articles recensés dans la presse poker (papier/numérique) et forum (2+2…)

Dans ce premier temps, j’ai rédigé une synthèse manuscrite de 60 pages recensant tout les tells par grande catégorie et caractéristiques (type, fréquence, fiabilité..) ainsi que un vaste guide pour les utiliser.

Dans un second temps, j’ai mis cet ensemble de tells à « l’épreuve du feu ».

Ainsi, j’ai joué en Cash Game à hauteur de 12h/s durant près d’un an à toutes les basses et moyennes limites proposées par les casinos et cercles français (de la 1/2 à la 5/5).

Ainsi, à travers une prise de note systématique  à l’issue de chaque session, j’ai pu confronté ce corpus théorique à l’observation concrète des joueurs.

Il en résulte une synthèse (environ 110 tells)  ainsi que les 10 règles d’or pour exploiter ces tells au mieux.

Vous trouverez ci-joint la synthèse :

tellspokercoach.xls

Ps : N’hésitez pas à me questionner si certaines choses vous paraissent peu claires.

 

LA CHASSE AUX TELLS : les 10 règles d’or !

 

METHODE OBSERVER LE COMPORTEMENT INITIAL ET SES VARIATIONS
CONSEIL n°1 N’oubliez pas les cartes ! Les tells représentent 10 à 20% du jeu.
CONSEIL n°2 Agissez avec prudence face aux débutants (faiblesse de l’analyse et de la fold equity)

CONSEIL n°3 Interprétez avec précaution les tells d’acteurs
CONSEIL n°4 Conflit de tells : réperez le tell inconscient si possible. Dans le doute, abstenez vous !
CONSEIL n°5 Préférez les tells corporels plus fiables aux tells du visage 
CONSEIL n°6 Questionner (ex : demander hauteur tapis) pour observer
CONSEIL n°7 Regarder l’adversaire et non les cartes communes
CONSEIL n°8 Utiliser le floating/bet pour déceler des tells
CONSEIL n°9 Associez les tells au betting pattern.
CONSEIL n°10 Ecouter les bruits de la table

Les maths , le poker et ta mère 1ere partie

Les maths, le poker et ta mère

C’est le triptyque que vous devez toujours garder en mémoire :

- le poker, c’est lui qui vous donne votre raison de vivre
- ta mère, c’est elle qui t’a donné la vie
- les maths pour te permettre de vivre du 1er sans te fâcher avec la 2nde.

Je parlerai ici des relations étroites entre le poker et les maths car ta mère j’ai pas envie de la connaître.(La Pugne est par contre intéressé).

1) Perception des coups et espérance mathématique :

Votre adversaire et vous avez tous les deux 100 de tapis pour simplifier les calculs. Vous avez AA il a KK. Le coup part à tapis préflop. 2 solutions tres simples :
Vous remportez le coup et le pot de 200 --> C’est normal car vous étiez favori à 80%, je mérite ce pot de 200
Vous perdez le coup et le pot de 200 --> Mais quel immonde bad beat ce jeu est vraiment pourri. Je suis dégouté d’avoir perdu ce pot de 200 qui me revenait.
Intéressons nous un peu plus avant aux calculs tres simples des gains.

Vous êtes favori à 80% avec AA vs KK donc sur 5 mains les résultats vont donner:
- 4 fois où vous allez remporter le pot de 200 soit un gain total de 400
- 1 fois où vous allez perdre le pot de 100 soit un perte totale de 100
Votre gain net est donc de 400-100 = 300 soit en divisant par 5 (le nombre de main jouées pour arriver à ce résultat) un gain moyen de 60 par main.

Quand vous gagnez avec AA contre KK vous gagnez PLUS que vous ne devriez en moyenne puisque votre gain moyen est de 60 et non pas de 100. Quand vous perdez c’est juste un réequilibrage du gain moyen.

C’est pas intéressant mais d’aucun devrait se rappeler de cela, notamment ta mère.

2) Gestion Bankroll

Vous jouez bien mais toujours pas une tune sur vos différents comptes, posez vous la question « gestion de bankroll »

Optimal , Raisonnable, Dangereux
Cash Game : 45 caves 25 Caves 15 caves
SnG : 65 Buy-ins 45 Buy-ins 20 Buy-ins
MTT : 200 Buy-ins 100 Buy-ins 40 Buy-ins

Il existe de nombreux articles sur le net et une littérature abondante (c’est pas du Harlequin dommage pour ta mère !) mais les précédentes valeurs vous donnent une règle stricte à respecter qui déterminera à 90% si vous êtes gagnant au poker.

…..a bientôt pour en savoir + sur ta mère.

Les maths , le poker et ta mère 2eme partie


Après les nombreux courriers, les appels incessants de vos mères hystériques mais sous le charme, j’ai décidé de délivrer quelques infos supplémentaires oeuvrant toujours pour un bonheur accesible à tous.

Nous répondrons ici à deux questions cruciales au poker :

- Comment pensent les bons joueurs?
- Comment utilisent-ils les maths pr vous déstacker de vos 30$ que vous a innocemment donné votre mère le jour de votre réussite au bac?

Prenons un cas d’école:

Vous avez un bon vieux Ak des familles en main (meme ta mère aussi weak soit-elle rentrerait avec un big slick au bouton), vous faites une relance par 3 (relance standard pr rester aussi prévisible que possible).
La BB call (quelle pute!, qui ma mère?, mais non la big)

Tu te retrouve au flop à deux dans un doute, une angoisse assez perceptible
(à l’instar de ta mere cherchant ton nom sur une liste mal imprimée le jour des résultats et se rappelant ta tendance à te branler ta chambre en fumant des chesterfields plutot qu’à réviser les maths, qui tu vois avait une importance certaine dans ta vie de pré-adulte)

Le flop apparait : 8h-7h-kc

1) Putain, t’es heureux , t’as choppé ton King.
2) Mais ces deux coeurs te font un peu chier.

Alors tu mises le pot, bêtement , mais tu le fais.
A ta grande surprise, la BB call (est-ce ta mère qui lui appris a jouer?, c’est une éventualité qu’on ne peux écarter)

La turn : 4h
(à merde , j’ai eu beau pêter les côtes à cet enculé, meme pas mal, il touche pt etre sa flush…)

Et là, tu bet le pot (car sur internet, c’est le seul bouton que t’as pigé)
(meme ta mère commence à se poser des questions sur son talentueux fils, lui, le plus intelligent le plus beau, jouerait-il comme un débile?)

TAPIS, ces mots résonne dans ta tête….qui ne sait que penser?
(pr info, pr les moins alertes, ce battard d’adversaire vient de réclamer ton tapis)

Et c’est là que les maths viennent pr suppléer ton cerveau:

Pyer 1 : 3000 chips
Pyer 2 : 3000 chips
Buy-in: 10 euros
Blind : 10/20

en gros, c’est la 1ère main d’un tournoi assez pourri (mais qui te permet de rencontrer des joueurs plus faibles sans prendre le risque de progresser et de solliciter sofinco)

Pot : 60+10+60+130+130+390 soit 780 + 2610 de tapis = 3390

On te demande 2610 pour un pot à 3390

Au lieu du raisonnement bêta que tu utilisait jusqu’alors :

JE TE VOIS PAR SUR LA COULEUR, meu, meu, Je te CALL

Un simple raisonnement mathématiques permet de faire plaisir à ta mère:

Les bons joueurs raisonnent en terme de % , notamment face à un inconnu (contre toi , ils te payent , puisque par nature t’es derrière , derrière ta mère précisemment).

A partir des élements recueillis, tu dois déterminer sur quelle range hand tu perçois ton adversaire et à quelle fréquence.

Ainsi, tu peux établir :
- à 30% sur la couleur
- à 10% sur un bluff pur
- à 20% sur un roi merdique
- à 20% sur un trip
- à 20% sur une double.

Ton espérance est donc en cas de call : E= 0.3*(-2610) + 0.1*6000+0.2*(6000) +0.2*(-2610) + 0.2*(-2610) soit E= -327.

Il faut donc folder (si tu le vois sur de telles mains à une telle fréquence, évidememnt si tu pressens ton adversaire à 80% sur un K pourri, le call s’impose).

Tout ceci à l’apparence complexe, est une méthode fréquemment utilisé par les bons joueurs,de maniere simplifiée.

Il s’agit davantage d’une maniere de raisonner que d’une méthode mathématique

Un bon joueur ne se contentera pas de penser : je le vois en bluff ou sur les nuts, il envisagera toutes les éventualités auquel il accordera une certaine proba.

Si cela s’avère trop complexe, n’hésitez pas à continuer de jouer comme auparavant.
Au grand dam de ta mère et à notre bon plaisir.

Les maths, le poker et ta mère : 3 eme partie

L’hystérie reprend son cours…, patrick, patrick !!!!

On entend vos mères au large qui en réclament toujours un peu plus. Elles l’ont vue « c’était le championnat de poker à la télé« .

Ils jouaient trop bien, le mec noir et le gros au chapeau. Trop palpitant , j’ai tout suivi et tout compris (ce qui parait illusoire pour une femme et d’autant plus pour ta mère qui a engendré cette cervelle pleine d’eau qui re te caractérise, un robinet derrière la nuque).

Et là, toi, pauvre étudiant en 2ème année de droit, ta légitimité est réduite à néant. Ta mère vient de comprendre, t’es nul : tu joues « aux cartes » entre potes en te bourrant la gueule comme un con tel des gamins footeux se massacrant les tibias sur un terrain de handball et rêvant de vellodrome.

Tu es la chianli du poker, un pseudo flambeur des 300 euros par mois que te file tes parents en se sacrifiant comme des cons.

Ta mère en est sur, tu seras jamais connu.

On peut pas dire qu’il soit bon à rien, il est mauvais en tout, repete-elle inlassablement à la voisine

Cela se confirme, tu es venu utiliser le foyer originel comme laverie , le temps du fameux week end ou tu dois revoir nico et là c’est le drame….

Tu envoie ton tapis avec 5-6 de pic préflop! , dans le bureau sur l’ordi de papa! Elle l’a vue , elle en est sûr , au delà d’etre vicelard, son fils est vraiment con !
Toi, esseulé, face à ta décision difficilement justifiable, tu n’as plus d’arguments. Tu revis les pires moments des années lycées où stephanie préférait sortir avec mathieu. Que faire, que dire? Rien , être con et mourir.

Pourtant, pourtant !!! tu sens que ta décision avait un fondement mais lequel?

T’es décidemment intellectuellement limité,…allez je vole à ton secours….

Tu aurais pu évoquer Le M de Magriel (pense à Mami ou à ses Magrets …) et tenir le discours suivant :

Le M est un principe essentiel du poker de tournoi, principalement lorsque les blindes commencent à grossir (ta mère se sent en principe déja concernée, elle a entendu le mot clé et c’est l’approche de l’été…)

La théorie du M offre un indice mathématique au joueur pour choisir ses actions en fonction de son propre stack , de celui de ses adversaires et des blindes. Ce concept, élaboré par un professeur de mathématiques , joueur de poker ( Paul Magriel, relativement nul au demeurant ).

Ta mère se rappelle alors cette fameuse pipe gentiment administrée sur le braquemart, le charles-le-chauve, la canne-à-papa , le large goupillon, le beau rouleau de printemps, en clair le grosse phallus de ton prof principal afin de permettre un passage des plus inespérés en 5ème.

Puis, il a été approfondi par le champion du monde Dan Harrington . (mémo technique : Denzel Washington )

Le M t’ indique combien de tour tu peux encore jouer avant que ton stack ne soit totalement fondu ( dans le cas où tu n’entrerais dans aucun pot ).

Pour calculer ton M (attention le double décimètre, outil de tous les calculs, n’est plus utile), tu dois diviser ton stack par le total des blindes et antes.
Si par exemple ton tapis est de 4 000 jetons, les blindes sont à 200/400 et le total des antes 250, ton M est de 2000 / ( 100 + 200 + 125 ) = 4,7.
Si tu ne fais rien, ce qui assez probable d’après ta mère , ton stack sera dilapidé en blindes avant 5 tours.

Tu as donc joué en fonction du M, ta main de merde à potentiel, explication …

En fonction de ton M, tu dois varier ta façon de jouer.
La règle générale est que plus votre M est bas, plus vous devez jouer agressivement. (en gros plus t’es moche, plus tu dois t’activer rapidement pr que les autres ne s’en apercoivent pas)

Harrington ajoute à cela que ton agressivité doit être sélective (un peu comme les pipes de ta mère : les profs, les flics pr le shit, voire les inconnus les jours de solitude), tant dans le choix des mains à jouer que dans le choix des adversaires à attaquer.

Pour être plus précis sur la façon de jouer en fonction de votre M, Harrington a découpé le champ de jeu en 5 zones :

La zone verte (le sesquiere du poker) : ton stack est supérieur 20 fois la taille du pot. Cette zone est la plus confortable. tu peux jouer n’importe quel style de jeu, conservateur, agressif, super-agressif. tu es en mesure de relancer et sur-relancer sans que cela ne te place dans une situation critique en cas d’échec. Tous les moves te sont permis. (a cet instant, tu es le vandamne du poker !)

La zone jaune : ton stack est entre 10 et 20 fois la taille du pot. Lorsque tu atteind la zone jaune (en genéral au bout de 15 minutes), tu ne peux plus te permettre de jouer conservateur (pense à heinz, sans colorant ni conservateur). tu dois élargir ton jeu en jouant des mains plus faibles et les jouer agressivement. Les petites paires servies deviennent moins intéressantes à jouer.

La zone orange : ton stack est entre 6 et 10 fois la taille du pot. Dans cette zone, tu perds la possibilité de tous les moves nécessitant un tapis conséquent. tu dois jouer encore plus agressivement mais aussi faire attention lorsque tu voles les blindes . Si un joueur a déja callé avant toi ou si plusieurs parlent derriere toi (surtout si il est musclé), faire all-in pour voler les blinde pourrait ne pas suffire à leur couper les côte, et ils auraient raison de te payer avec pas grand chose. (vu que t’es nul)

La zone rouge : ton stack est entre 0 et 5 fois la taille du pot. Dans la zone rouge, la situation est critique. tu ne peux plus miser que l’intégralité de ton tapis. Lorsque ton M descend au dessous de 3, tu sera payé la plupart du temps, car les côtes offertes à tes adversaires sont intéressantes.

La zone morte : ton stack est inférieur à la taille du pot. A ce stade, tu ne dois jamais arriver à ce stade, sauf en cas d’accident. La seule chose à faire est soit d’attendre une main avec un as ou une tête, soit de venir avec n’importe quelle main dans un pot multiway et prier pour tripler voire quadrupler ton tapis.

Voilà ce que tu aurais du dire à ta mère : j’ai appliqué la logique harringtonnienne du concept m de magriel, connasse.

2 ème loi de la thermodynamique et poker

 

 Théorème de l’agitation ou la seconde loi de la thermodynamique appliquée au poker

Les tells et globalement la lecture de l’adversaire souffre bien souvent de leur faible fiabilité.
En effet, les tells inverses sont fréquents. Volontaires chez les joueurs confirmés ou parfois accidentels chez les débutants, on ne peut établir de plan de jeu avec certitude. Les degrés 1,2,3 …. de lecture renvoient au choix binaire initial (fort/faible) ce qui rend absurde toute interprétation.

Je propose le théorème de l’agitation qui n’est pas en proie aux mêmes viscitudes.

Un joueur manifestera une « énergie » accrue pour inverser le choix perçu de son adversaire lors de choix décisifs. Ainsi le joueur souhaitant voir folder (ou caller) son adversaire aura tendance :

-à ne dépenser que très peu d’ « énergie » (paroles, agitation physique, déstabilisation par le regard) s’il pressent que son adversaire VA folder. (ou caller)
-inversement, il dépensera une énergie importante pour renverser le choix opéré par son adversaire.

Note : Le contenu du message verbal ou non verbal importe peu (sa lecture étant contradictoire).
Ex : vas-y, fais moi doubler calamar !

On notera que l’effet du tell inversé a beaucoup moins d’intérêt ici. Vous souhaitez que votre adversaire fold votre bluff pourri. Quel intérêt a le « relancer » (paroles, gestes…) alors qu’il s’apprête à folder , les cartes au bord du tapis ?

Il s’agit donc d’appliquer le second principe de la thermodynamique au poker :Une énergie dissipée tend vers un accroissement de l’entropie (ou désordre) du système clos.

3 petits théorèmes et puis s’en vont…

 Suite à la rencontre avec un joueur de CG me justifant un call de l’espace (perdant je vous rassure) quelques mains plus tard par un elliptique « yeti theoreme » au grand damn des joueurs présents esseulés face à leur ignorance :Je vous propose une petite synthèse et un début de critique de 3 théorèmes (exclusivement hold’em et issus des forums 2+2 qui ont été allègrement repris depuis) afin que vous ne partagiez pas le sentiment de mes congéneres du moment.1) Baluga Theorem : Un raise au turn signifirait que l’opposant a une main battant une paire. Le jeu en ligne proposait ici est : bet -- call en position du vilain au flop ; bet -- raise turn du vilain.

L’idée est que le tenant du monstre attendra vraisemblablement la turn pr raiser afin d’offrir un meilleur catch.

2) Yeti Theorem : Un 3-bet au flop sur un board x (sans tirage, avec paire) est un bluff.

Le jeu proposait ici est : (check) -- bet -- raise -reraise.

C’est ce dernier bet qui apparait suspect. (aux yeux du Yeti, surtout en position !)

L’idée est que si l’adversaire tenait un monstre , il callerai « seulement »; (exemple QJ sur un flop QQ5) il attendrai la turn pr faire encore grossir le pot.

3) Zeebo Theorem : Un vilain ne couche jamais les fulls

L’idée est que la fold equity est proche de 0 lorsque l’adversaire possède un monstre.

La limite fixée est le boat.

Critique Baluga / Yeti : Si ces théorème sont souvent vrai en limit, ils restent très incertain au NL (notamment en middle/high stakes) où le jeu en ligne est loin d’être systématique. En outre, il n’est pas rare () de voir de joueurs à l’image très agressives reraiser avec des monstres dès le flop. Les précautions sont donc de mises !

Critique Zeebo : Malgré sa véracité statistique (hors board triplé) , son intérêt est quasi nul.

Libre à vous d’apporter vos critiques !